Après vingt-six ans passés sur les planches des opéras Garnier et Bastille, dont dix-neuf en tant qu’Étoile du Ballet de l’Opéra national de Paris, la France remercie Dorothée Gilbert en lui délivrant la Légion d’Honneur.
Dorothée Gilbert est un symbole de résilience car malgré un parcours brillant, son chemin, vers la consécration d’aujourd’hui, fut semé d’embûches. Par exemple, à douze ans, elle est refusée au concours d’entrée de l’École du Ballet de l’Opéra national de Paris. Par conséquent, elle décide de repenser entièrement son approche du travail de la danse. Grâce à sa volonté de réussir, elle passe, après une année de travail intense, le concours d’entrée de l’institution prestigieuse et entre à l’École de danse de l’Opéra national de Paris.
Sa carrière au sein de la compagnie a eu plusieurs moments forts. Tout d’abord, nous pouvons parler de son triomphe en Gamzatti, un an avant qu’elle devienne Étoile, aux côtés d’Aurélie Dupont, en Nikiya, dans la Bayadère. Puis, il y a eu son couronnement, quand elle a interprété le rôle de Clara dans le Casse-Noisette de Rudolph Noureev et se voit décerner le grade d’Étoile le 19 novembre 2007. Depuis, la voir sur scène est la garantie d’une grande représentation d’un ballet du répertoire classique ou contemporain.
Comme autre moment fort d’importance, nous pensons aussi à l’année 2015. Il s’agit du moment où elle rencontre artistiquement Hugo Marchand (autrefois simple Sujet) lors des représentations de l’Histoire de Manon de Kenneth MacMillan. Leur alchimie, quand ils dansent ensemble, est si grande qu’ils sont devenus le duo le plus en vogue du Ballet de l’Opéra national de Paris.
Pour conclure, il s’agit d’un moment fort dans le monde de la danse car l’État reconnaît la valeur d’utilité publique de cet art en récompensant la personne qui le représente le mieux, Dorothée Gilbert.
Dorothée Gilbert, Don Quichotte – c – Julien Benhamou
Recommandation de lecture : Etoile(s), l’autobiographie de Dorothée Gilbert (lien partenaire)
