Découvrez les meilleures musiques de ballet.
Roméo et Juliette (1935)

Sae Eun Park, Juliette – c – Julien Benhamou
Compositeur : Sergueï Prokofiev
Chorégraphes : Leonid Lavrovski (puis Rudolph Noureev, Kenneth MacMillan, John Cranko, John Neumeier…)
Inspiration : Roméo et Juliette de William Shakespeare (1597)
La musique de Roméo et Juliette de Sergueï Prokofiev est une des plus connues au monde. Son côté « grinçant », représentant parfaitement la dramaturgie de la pièce, marque toujours autant les esprits. Une particularité de la partition est qu’elle est d’aspect classique mais se révèle être une des plus compliquées du répertoire musical.
Aussi, on retient dans la musique la scène du balcon où Juliette se jette dans les bras de Roméo et où ils se déclarent leur amour mutuel. Que ce soit dans la version de Rudolph Noureev, où la danse est supérieure à l’histoire, ou celle de Kenneth MacMillan, où l’on a l’impression d’être dans un cinéma-ballet, les paroles de Shakespeare ont la même portée par les mots que par les gestes et la musique.
Daphnis & Chloé (1912)

Daphnis et Chloé – c – Agathe Poupeney
Compositeur : Maurice Ravel
Chorégraphe : Michael Fokine (puis Benjamin Millepied, Thierry Malandain)
Inspiration : Daphnis et Chloé de Longus
Il s’agit d’une commande du célèbre impresario Serge Diaghilev auprès du compositeur français Maurice Ravel. En effet, dès la première saison des Ballets Russes, à Paris, en 1909, Serge Diaghilev se fait des contacts auprès de la sphère artistique musicale parisienne comme les célèbres Claude Debussy, Maurice Ravel, Gabriel Fauré ou encore Erik Satie. C’est naturellement qu’il se tourne vers le musicien le plus en vogue du moment, pour le prochain ballet du grand chorégraphe des Ballets Russes, Michael Fokine.
Maurice Ravel compose donc un poème symphonique avec chœur (mais sans parole) autour du conte mythologique Daphnis et Chloé de Longus. Il écrit une pièce d’une sensibilité extrême qui est souvent reconnue comme une de ses plus belles compositions. Aussi, il y intègre un nouvel instrument : l’Éoliphone (machine à vent) qui apparaît au moment du rêve de Daphnis.
Malgré le fait que les premiers interprètes de ce ballet soient le grand Nijinsky (Daphnis) et Karsavina (Chloé), Daphnis et Chloé n’est pas un succès. Cependant, la musique, elle, reste dans les annales et est toujours jouée à la Philharmonie de Paris tous les deux ans environ.
Lac des cygnes (1877)

Vadim Muntagirov et Marianela Nunez dans le Lac des cygnes – c – Dave Morgan
Compositeur : Piotr Ilitch Tchaïkovski
Chorégraphes : Marius Petipa, Lev Ivanov (puis Rudolph Noureev, Matthew Bourne, Liam Scarlett…)
Inspiration : mélange de contes germano-russes
Il est probable que le thème principal du Lac des cygnes ait été composé pour une réunion familiale en 1875, en particulier pour les enfants de la sœur de Piotr Ilitch Tchaïkovski.
Malgré des débuts difficiles en 1877, où l’œuvre de Tchaïkovski a été détruite par la critique de l’époque, il s’agit, de loin, du ballet préféré des balletomanes et des néophytes. Mais, Tchaïkovski ressent cela comme une humiliation et le ballet tombe dans l’oubli pendant 18 ans. C’est grâce à l’approche nouvelle de la chorégraphie de Marius Petipa qu’il devient, vingt ans plus tard, le plus grand triomphe du ballet classique (cf. article sur le Lac des cygnes).
Cendrillon (1944)

Anna Rose O’Sullivan en Cendrillon – c – Andrej Uspenski
Compositeur : Sergueï Prokofiev
Chorégraphes : Rostislav Zakharov (puis Rudolph Noureev, Frederick Ashton, Christopher Wheeldon, Matthew Bourne…)
Inspiration : Cendrillon, conte de Charles Perrault (1697)
Dans ce deuxième et dernier ballet de Sergueï Prokofiev, on retrouve le côté « grinçant » de Roméo et Juliette pour les moments représentant la misère du quotidien de Cendrillon. Cependant, comme il s’agit d’un conte, la musique prend une tournure féérique lors de l’apparition de sa marraine, la bonne fée, ainsi que des fées des saisons.
La partition est, aussi, truffée de difficultés pour les cordes et les vents mais arrive à donner l’illusion de la simplicité.
C’est la chorégraphie de Sir Frederick Ashton qui reflète le mieux la partition de Sergueï Prokofiev. En effet, la musicalité du chorégraphe et l’excellence fréquente des danseurs du Royal Ballet and Opera permettent une exécution grandiose de la partition.
La Belle au bois dormant (1892)

Marianela Nuñez dans la Belle au bois dormant – c – Andrej Uspenski
Compositeur : Piotr Ilitch Tchaïkovski
Chorégraphe : Marius Petipa (puis Rudolph Noureev, Peter Wright, Matthew Bourne…)
Inspiration : La Belle au bois dormant, conte de Charles Perrault (1697)
La Belle au bois dormant est le ballet classique par excellence. Créé en 1890 par Piotr Ilitch Tchaïkovski et Marius Petipa (cette fois conjointement), il est un clin d’œil à la patrie d’origine du chorégraphe avec des thèmes musicaux datant de l’Ancien Régime français. Ce ballet est aussi une des compositions les plus belles et joyeuses de Tchaïkovski, contrairement à son Lac des cygnes qui était plus sombre.
L’incroyable moment de l’Adage de la Rose est une déclaration d’amour à la beauté d’Aurore, en même temps qu’il est le solo le plus dur du répertoire. On voit, dans ce ballet, que Marius Petipa et Piotr Ilitch Tchaïkovski ont travaillé ensemble à sa réalisation afin que les pas concordent parfaitement avec la musique.
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